31 juil. 2009

Hitier versus Gascoin :
conclusions (provisoires) sur la petite chaise Mullca et Mobilor

Aujourd'hui est un grand jour. J'ai intégré mes ultimes remaniements et fermé le fichier de mise en page de mon livre pour la dernière fois. Il est prêt à partir avec sa valise de polices pour le grand voyage jusqu'en Asie, puisque c'est là qu'il va être imprimé.
Avant de faire mes bagages à mon tour, je souhaitais vous faire part des dernières conclusions sur l'enquête de la petite chaise dite Gascoin.
1. D'une part, aucun élément aujourd'hui ne peut accréditer l'attribution à Marcel Gascoin, puisque les doutes évoqués dans mes précédents billets ici et ont été confirmés.
2. D'autre part, j'ai pu comme je l'espérais me rapprocher de la famille de Jacques Hitier afin d'approfondir les découvertes faites ici. J'ai été très gentiment accueillie par ses deux enfants qui m'ont généreusement ouvert leurs archives et ont tenté d'explorer le sujet avec moi. Pas de croquis ou de correspondance attestant indéniablement la paternité de la chaise mais un document précise l'origine de la photographie reproduite ci-dessus. L'ensemble de table et chaises n'est pas un aménagement décoratif fortuit mais une présentation de mobilier par Jacques Hitier lui-même au Salon des artistes décorateurs qui s'est tenu au Grand Palais en juillet 1949. Peut-on imaginer que, sur ce stand où seuls deux autres meubles étaient mis en avant (la table et un pupitre scolaire), Jacques Hitier ait pu présenter une chaise qui n'était pas de lui ?
De plus, sa collaboration avec les deux sociétés Mobilor et Mullca (outre Tubauto) est tout à fait certifiée, ce qui apporte une réponse à une question posée précédemment : il se peut vraisemblablement que Jacques Hitier ait créé les deux modèles de petites chaises, celui avec les pieds arrière courbés pour Mobilor et celui avec les pieds arrière coudés pour Mullca.
Si ces conclusions sont provisoires, c'est parce que j'espère trouver, avec l'aide de la famille, un document recoupant ce que nous pensons aujourd'hui, afin de pouvoir rétablir définitivement la vérité sur la paternité de cette chaise, qui fête aujourd'hui ses 60 ans.
Photographie de Jean Collas.

28 juil. 2009

978-2-918730-00-2

Trois semaines, c'est précisément le délai annoncé pour recevoir un code ISBN, le numéro d'identification qui permettra à tout libraire de retrouver sur la base Electre le moindre ouvrage paru. Je le reçois à l'instant, dans les temps, alors que j'étais déjà en train de faire des projections de calendrier sur la manière dont j'allais pouvoir le glisser dans le livre à la toute dernière minute.
Pour fêter l'occasion, parce que celles me permettant de lever le nez en cette rude période de bouclage sont peu nombreuses, je vous livre la documentation la plus rare et la plus enthousiasmante trouvée sur le sujet : un exemplaire de la revue Acier, datant de 1937, retraçant les deux grandes expositions sur le mobilier scolaire présentées à Paris en 1936 et 1937. Un événement réunissant les plus grands designers, tels Jean Prouvé, Robert Mallet-Stevens, René Herbst ou encore Marcel Gascoin.
Et merci mille fois pour vos chaleureux commentaires à mon dernier billet. C'était un grand plaisir de vous lire.

19 juil. 2009

des joies de l'autoédition

Le livre que je cherchais pour satisfaire ma curiosité de collectionneuse n'existait pas. Alors, à partir de l'iconographie que j'ai réunie au fil de mes recherches, j'ai commencé pour le plaisir à mettre en forme le livre que j'aurais voulu trouver. Mon expérience d'éditrice m'a amenée tout naturellement à le concevoir de A à Z, depuis la rédaction jusqu'à la mise en page. Restait à l'éditer...
Un long cheminement, fait de joies et de quelques déceptions, puis une tentation très forte d'aller jusqu'au bout par ses propres moyens. On y pense, on hésite, et puis un jour tout devient évident.
À l'automne 2009, une petite maison d'édition va voir le jour avec le premier titre de son catalogue, le livre dont je vous présente quelques pages aujourd'hui.

11 juil. 2009

verger urbain

Découvert sur le blog All the mountains...
La vidéo ici.

7 juil. 2009

petite

Sur les marchés aux puces, quand on ouvre de vieux albums, et qu'on traverse les époques et les existences d'un geste rapide, on ne sait pas toujours pourquoi on va choisir une photo plutôt qu'une autre. Pour celle-ci, j'ai su tout de suite : mais qu'est cette grosse boule de poil accrochée autour du cou de cette petite fille ?

1 juil. 2009

l'as de pique #1

Amie Karp a six ans quand elle commence à collectionner les as de pique. Avec le Joker, c'est l'une des deux seules cartes qui comportent le logo du fabricant ou des slogans publicitaires, laissant ainsi la place à l'image. Une carte attrayante pour une petite fille qui n'en connaît pas alors la charge symbolique : les mauvais présages pour les cartomanciennes, la carte la plus forte au poker, etc.
Amie est la fille de Marilynn Gelfman Karp, l'auteur de In Flagrante Collecto, paru chez Abrams en 2006. Un livre à éviter pour les personnes sujettes à la collectionnite. Il répertorie et montre un échantillon des innombrables collections de l'auteur, jusqu'aux plus improbables : les savons usagés, les fers pour semelles de chaussure ou bien encore les listes de commission trouvées dans les supermarchés.
De quoi donner des idées !
Selon Marilynn, la collection est un appel, non un choix...
Pour ma part, j'essaie toujours de faire l'innocente quand le sujet est abordé mais, outre la collection à l'origine de ce blog, j'avoue en avoir amorcé plusieurs autres, avec plus ou moins de persévérance : cols anciens, poignées de chasse d'eau "Tirez" en porcelaine, photographies anonymes, interrupteurs anciens en bakélite et en porcelaine, lettres émaillées, petits livrets de photos touristiques, et j'en oublie sans doute, enfouies dans mes tiroirs (je compléterai la liste à l'occasion). Et vous ? Aux aveux !